Histoire des trophées de chasse

publié le mardi 16 avril 2013 à 10:00

Les trophées de chasse ont toujours été un élément de décoration. D’abord abstraits avec la peintures, ils se sont matérialisés au fil du temps pour orner les cheminées avant de redevenir abstrait. Focus.

trophée de chasse

Tout commence au paléolithique où les hommes peignaient des animaux dans leur caverne. Première forme d’art, elle évoquait la chasse et le besoin des hommes à raconter leur récit.

Pendant la haute antiquité, la technologie se développe et ce sont les égyptiens les premiers qui commencèrent à embaumer leurs animaux tout comme leurs pharaons, permettant ainsi au corps de se conserver et de pouvoir évoluer dans leur autre vie.

Mais le trophée de chasse, comme on l’entend aujourd’hui, voit son origine au XVIIème siècle, lorsque de riches collectionneurs exposés leurs spécimens dans des cabinets de curiosité grâce à un procédé : la taxidermie.

Son but : conserver l’apparence esthétique des animaux après leur mort. Réservé aux collectionneurs, c’est au XIXème siècle que la pratique se démocratise. Des ateliers font leurs apparitions en Europe. Le premier fut créea Londres en 1850, c’était celui de Rowland Wards. Un peu plus tard, on en retrouve à Paris avec les frères Verreaux et monsieur Deyrolle.

Les musées entrent aussi dans la course aux trophées, et surtout les musées d’histoire naturelle. Ceux-ci ont pour rôles de collecter, étudier et conserver les composants de la diversité naturelle. L’aspect éducatif des collections prend une importance considérable dans ce cadre.

La taxidermie devient populaire et leurs clients les plus assidus sont sans nul doute les chasseurs, qui décorent leurs maisons de leurs proies. Le trophée le plus en vogue au XXème siècle et sans conteste la tête de l’animal.

Celle-ci est empaillée et posée sur un socle que l’on peut fixer au mur, ornant ainsi une cheminée ou un mur.

Aujourd’hui, la pratique est beaucoup moins courante. Mais le trophée de chasse à pris une nouvelle dimension : la peluche et le carton. Cela peut paraître quelque peu déconcertant vu l’histoire du trophée de chasse, mais la vague environnementale qui assiège notre société n’y est pas pour rien.

Depuis quelque temps, l’Homme se rapproche de la nature. Cet expression ce traduit aussi dans la mode où les imprimés animaux ont (re)fait surface et où les éléments de décorations s’animalisent. Des chaises avec des queues de renards font leur apparition, des trompes l’œil aux couleurs de taches de léopards tapissent les murs et des plaids en fausse-fourrures recouvrent les canapés.

Quoi de plus normal dès lors, de détourner les trophées. Les têtes de cerfs sont maintenant faites en carton, des têtes d’ours en peluches et têtes de sangliers en plexiglas…

Le trophée de chasse à donc bien évoluer, partant d’une vision abstraite (l’art des cavernes) à une vision réaliste (taxidermie) pour retourner à l’abstrait. Comme quoi, au final, l’histoire est un éternel recommencement.

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