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Métro Boulot Gâteaux

Découvrez l’histoire des pâtisseries parisiennes en cliquant sur les 5 stations de métro

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Palais Royal - Le Saint Honoré

Palais Royal - Le Saint Honoré

S'il est une pâtisserie gourmande à souhait, c'est bien le Saint-Honoré qui mélange à lui seul pâte à chou, crème pâtissière, crème chiboust, caramel et chantilly. Autant de calories que de plaisir, qui ont fait de ce met sucré l'un des plus populaires des restaurants et pâtisseries. Derrière son nom, une double anecdote le raccroche aussi bien à l'histoire de la boulangerie qu'à celle de son inventeur.
Celui-là s'appelait alors Auguste Julien, et tenait au XIXème siècle une boutique nommée Chiboust dans la rue Saint-Honoré du 1er arrondissement de Paris. A l'origine simple brioche fourrée de crème pâtissière, le Saint-Honoré s'est sophistiqué au fil des années et des envies de son jeune créateur, qui lui a donné l'aspect et le goût d'aujourd'hui une fois installé dans sa propre pâtisserie. En hommage à la pâtisserie Chiboust où celui-là avait fait ses classes, mais également à celui du saint patron des boulangers, Auguste Julien donna à cette couronne de choux fourrés le prestigieux nom de Saint-Honoré.

Rue du Bac - Le Millefeuille

Rue du Bac - Le Millefeuille

Pâte feuilletée, crème pâtissière, glaçage... Pourquoi faire compliqué lorsqu'on peut faire simple ? Si son nom semble plus tape à l'oeil que réel, le gâteau français n’est pas menteur, puisqu’il est censé être constitué de plusieurs centaines de feuillets lorsque la méthode traditionnelle de feuilletage est respectée.
Si l'on ne sait réellement d'où provient son appellation mégalo et poétique, sa recette, elle, aurait été publiée pour la première fois en 1806 par un dénommé Rouget avant de tomber aux oubliettes. Parce qu'un tel dessert méritait sa place en vitrine, un pâtissier parisien du nom de Sergent a quelques années plus tard décidé de ressortir ce rectangle sucré et de le vendre dans sa boutique Rue du Bac dès 1867. L'initiative était bienvenue, puisque le millefeuille a fait la gloire de sa pâtisserie avant d'envahir celles du monde entier.

Bourse - Le Financier

Bourse - Le Financier

Avant de faire écho au monde de l'économie, le financier était dégusté sous le nom de « Visitandine », du nom de l'ordre des sœurs qui les préparaient alors au XVIIème siècle, à Nancy. Jadis de forme ovale, ce gâteau a changé d'aspect et d'histoire lorsqu'il a été repris par le pâtissier Lasne à la fin du XIXème siècle à Paris.
Située près de la Bourse, sa boutique a ainsi fait renaître ces petits délices à base d'amande en les adaptant aux besoins des financiers du quartiers, désireux d'avoir à disposition une pâtisserie à déguster rapidement sans se salir les doigts. Après avoir ainsi changé son nom, pour aller plus loin dans le clin d'oeil, le pâtissier a mis de côté la forme ovale pour donner à ses gâteaux une forme en parfait accord avec la Bourse... Celle d'un lingot d'or.

Hôtel de Ville - L'Éclair

Hôtel de Ville - L'Éclair

Il a beau être l'un des desserts les plus célèbres et les plus dégustés de France, l'éclair est de ces mets sucrés dont l'histoire et le nom font encore débat. Grand spécialiste de la pâte à choux au XIXème siècle, c'est à Antonin Carême que l'on confie la paternité de cette pâtisserie. Ainsi l'éclair serait-il sa version modernisée de la duchesse, gâteau né un siècle plus tôt auquel le spécialiste aurait retiré ses amandes pour mieux le fourrer de crème pâtissière au chocolat ou au café.
Côté appellation, deux versions se battent pour avoir le dernier mot. Si certains associent le mot éclair au succès « foudroyant » connu par cette nouvelle pâtisserie lors de sa création, d'autres – et c'est là la version officielle – , prétendent que le gâteau aurait été nommé ainsi car son bon goût poussait ses adeptes à le manger aussi vite que l'éclair. Une chose est certaine, les versions modernes proposées par la boutique spécialisée de Christophe Adam, « L'Eclair de génie », sont si bonnes qu'il est facile de les dévorer en un rien de temps. A tous ceux qui voudraient tester leur rapidité, la pâtisserie monomaniaque est à découvrir à quelques pas de la station Hôtel de ville, au 3ème étage du BHV MARAIS.

Bastille - L'Opéra

Bastille - L'Opéra

Le gâteau français le plus connu à l'étranger fait la part belle au chocolat et au café. Construit tel un millefeuille avec des biscuits Joconde, il se compose de plusieurs couches de ganache et de crème au beurre café, le tout surplombé d'un glaçage au chocolat noir. Un délice pâtissier si célèbre et prisé que sa paternité a déclenché une petite guerre entre les maisons Lenôtre et Dalloyau. Selon la première version, l'Opéra aurait été créé en 1955 par le pâtissier Cyriaque Gavillon, qui travaillait alors pour la maison Dalloyau. Concernant son appellation, deux histoires, toutes deux liées à la femme de ce premier inventeur, font elles aussi débat : l'une indique qu'Andrée Gravillon avait découvert quelques similitudes entre la scène de l'Opéra Garnier et l'aspect de la pâtisserie, l'autre qu'elle voulait tout simplement rendre hommage aux danseuses de l'Opéra qui venaient faire le plein de sucre dans leur boutique.
Si quelques années après, Gaston Lenôtre a revendiqué la paternité du gâteau, c'est bien à Dalloyau que la majorité l'accorde, sans rancune. Quant à savoir si son nom est issu de la scène du Palais Garnier, de l'Opéra Bastille à celui de la rue de Scribe, peu importe les planches pourvu qu'il y ait la gourmandise...

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