Tendance boulettes : une affaire qui roule

publié le jeudi 23 janvier 2014 à 09:09
Getty

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Abandonnée aux libanais du coin et aux spaghettis de mamie, la boulette semble prête à reconquérir le palais des gastronomes…

Elle ne brille pourtant pas par sa finesse, la boulette. En apparence du moins. Des falafels, aux accras, en passant par la classique italienne, elle répondait jusqu’alors volontiers à la fringale nocturne et aux repas familiaux du dimanche. Comme toute tradition food qui traverse les années, la boulette a décidé de sortir de l’indifférence pour mieux entrer dans la sphère du hype. C’est l’époque qui le dit.

Et les quelques spots qui l’ont démocratisée aux Etats-Unis, en Angleterre, et en France. Pendant que The Meatball Shop voyait ses clients affluer dans les rues de New-York, c’est en profitant de la tendance food truck que le Bowler de Jez Felwick a fait voyagé la boulette dans les rues londoniennes. Et à la meatball de traverser la mer pour arriver à Paris.

« Toujours imité, jamais égalé » affiche fièrement la vitrine de L’As du Fallafel, restaurant star de la rue des Rosiers. Si la réputation de l’israélien n’est plus à faire, la vraie concurrence est encore à construire. Premier sur le coup, le Mezz, qui a ouvert en septembre 2013 sur les bords du Canal St-Martin. « Boulette Power » sur les fenêtres, mezzes dans les cuisines, le restaurant distribue ses falafels et keftes aux parisiens en soif de cuisine simple et orientale.

La boulette street-food a trouvé ses héritiers, la gastronomique trouvera ses démiurges. A moins que ce ne soit chose faite avec les créateurs du Balls, à qui il n’aura pas fallu un mois pour devenir incontournable. Bœuf-persil-oignons, poulet-estragon-citron, porc-fenouil-paprika, la forme est la même, les goûts varient. Parce qu’avant la boulette, il y a la recette, dont on ne doute pas qu’elle piochera dans l’engouement de nouveaux ingrédients. 2014, une année de la balle ?

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