Tatoueurs, tatoués : le Quai Branly à fleur de peau

publié le mardi 20 mai 2014 à 10:43

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Le Quai Branly redonne ses lettres de noblesse au tatouage en proposant l’exposition Tatoueurs, Tatoués du 6 mai 2014 au 18 octobre 2015 dans la Mezzanine Ouest du musée. Une approche artistique et culturelle inédite, mise en scène par Anne et Julien, les fondateurs de la revue Hey!, et supervisée par l’artiste-tatoueur Tin-Tin. 

Se basant sur plus de 300 œuvres historiques et contemporaines, Tatoueurs,Tatoués est la première exposition s’intéressant aux tatouages sous le prisme de l’art et de la multiculturalité. Devenu l’objet de fasciation de plusieurs générations, les commissaires de Tatoueurs, Tatoués expliquent vouloir « offrir un nouvel éclairage sur « le jus artistique », « le geste de l’artiste », et « la puissance créatrice » de cette pratique ancestrale.

Au programme de cette exposition riche en pigmentation : 4 sections s’intéressant tour à tour à la signification sociétale du tatouage, avant de faire des focus historiques sur cet art au Japon, en Amérique du Nord et en Europe, puis de s’intéresser au renouveau du tatouage en Asie et Océanie pour enfin explorer les nouveaux territoires des tattoos chicano et chinois.

En parallèle, 13 reproductions hyperréalistes de corps humains tatouées pour l’événement par plusieurs tatoueurs de renommée internationale (dont le Français Tin-Tin, le Japonais Horiyoshi III, le Suisse Filip Leu, l’Anglais Xed LeHead, l’Américain Jack Rudy et le Polynésien Chimé) sont également à découvrir. Enfin 19 kakemonos (ces toiles de papier en rouleaux) dévoilent différents projets de tatouages tout au long de l’exposition permettant de porter un regard plus moderne sur cet art.

Selon Anne et Julien, cette « pratique vit un temps crucial de son horloge interne » parce que pendant longtemps, « tatoueurs et tatoués occidentaux n’affichèrent pas une préoccupation du ‘beau' » mais une démarche populaire plus brut et audacieuse. « Puis, à la fin du 19e siècle, certains tatoueurs imposèrent la qualification de « tattoo artists » pour exprimer la dimension de leur travail. […] Un foisonnement d’échanges entre professionnels de différents continents s’en suivit, révélant au jour le tronc commun de cette confrérie mondiale : le dessin, la composition, la technique ». A ne louper sous aucun prétexte !

 

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