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Laguiole et Opinel, fleurons de la coutellerie française

Dits aussi couteaux fermants, les couteaux de poche sont proposés au BHV par deux marques françaises, Laguiole et Opinel. Ces modèles sont nés au XIXème siècle, l’un sur le plateau de l’Aubrac et l’autre en Savoie. Se distinguant d’abord par leur ingénieux système de fermeture, ils se sont sophistiqués au fil des siècles. Aujourd’hui, ils sont aussi des couteaux de table et des objets de collection.
Retour sur les couteaux Laguiole et Opinel, symboles du savoir-faire français.

La Capuchadou (origine du couteau laguiole), ©Laguiole en Aubrac.

Quelle est l’origine du Laguiole ? Le Laguiole est né du Capuchadou et du Navaja.
Appelé ainsi par les forgerons de Laguiole en Aubrac, le Capuchadou était un poignard, porté à nu dans sa poche. Il servait d’arme, ou s’utilisait pour saigner les cochons, percer la panse des vaches, réparer les harnais…

Le Navaja, lui, était un couteau espagnol, rapporté par les travailleurs de l’Aubrac, à leur retour de Catalogne.

C’est Pierre-Jean Calmels, fils d’aubergiste, qui, fasciné par ces premiers modèles, décida de les transformer en couteau pliant à cran forcé. Avec l’aide de son oncle serrurier, il mit au point le premier Laguiole en 1829.

Accessoirisé d’un poinçon dès son apparition, ce couteau répondait à tous les besoins des bergers et paysans. Puis, dans les années 1930, les cafetiers aveyronnais, émigrés dans la capitale, ont proposé l’ajout d’un tire-bouchon. Ce couteau est ainsi devenu un modèle trois-pièces, incontournable au quotidien.
Enfin, au XXème siècle, ses détails ornementaux n’ont cessé de se sophistiquer. Le couteau de poche Laguiole est devenu un couteau de table et même une pièce de collection, de plus en plus prisée par la bourgeoisie des villes.

Qu’en est-il de l’Opinel ? Il a été mis au point en Savoie en 1890 par Joseph Opinel. Celui-ci travaillait alors à la forge de son père. « Le bon sens, le confort de la prise en main, la commodité de la mise en poche avaient peu à peu déterminé la forme générale du couteau Opinel »*.

Dans quels matériaux sont fabriqués ces couteaux ? A l’origine, l’Opinel était monté d’un manche en bois, et le Laguiole d’un manche en bois, d’os ou d’ivoire. Puis, ils furent aussi construits en pointe de corne (plus fragile) ainsi qu’en différentes essences de bois : olivier, genévrier, buis, vallernia, prunier, wengé, bubinga, frêne, hêtre, orme…L’acier des lames aussi a évolué : en acier carbone à l’origine, celles-ci existent désormais en acier inoxydable et ne rouillent pas. Certaines, pour des couteaux de luxe, sont en damas.

Par leur diversité, ces couteaux séduisent aujourd’hui les amateurs de couteaux modernes comme les collectionneurs.Et leur forme ?La ligne des couteaux actuels respecte le profil déterminé par les couteliers du XIXème siècle. La lame, appelée « Yatagan », est associée à un manche fonctionnel et ergonomique, qui épouse la paume de la main.

Pour le Laguiole en particulier, le manche ensuite s’effile, légèrement courbé.
Quant à l’Opinel, en plus du modèle Tradition, il propose désormais une version effilée, au manche plus fin et à la ligne élégante.Quel est le mécanisme de fermeture de ces couteaux pliants ?L’Opinel propose un système Virobloc exclusif, qui garantit la sécurité de transport du couteau (la lame peut se bloquer en position fermée).

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Le Laguiole fait partie des couteaux dits « à mouche » (ce qui permet à la lame de se refermer). Aujourd’hui, ce détail est uniquement décoratif. C’est un cran forcé qui rend ferme la lame ouverte.

Quels sont les différents aspects de cette « mouche » sur le couteau Laguiole ?Mouche ou abeille, la question fait couler beaucoup d’encre chez les connaisseurs… Embelli en décoration, ce détail est toujours très travaillé, de même que la soie ciselée du couteau.
Parmi les autres détails, remarquez la mitre, apparue en 1850, d’abord en laiton puis en inox.

Ce travail fait de ces couteaux de vrais objets artisanaux…

Chaque couteau est unique, façonné à la main par un artisan de l’Aubrac, dans le Massif central. Cela dit, ce couteau est aujourd’hui beaucoup copié, vérifiez donc toujours s’il s’agit d’un vrai.

LOG : Laguiole Origine Garantie. Valable pour les couteaux pliants seulement.

Les preuves d’authenticité d’un « Laguiole en Aubrac » ? Le lieu de fabrication du couteau (exclusivement l’Aubrac), la griffe manuelle de l’artisan qui l’a fabriqué, et le label « Laguiole origine garantie ».

La composition d’un vrai couteau de poche pliant Laguiole. ©Laguiole en Aubrac.

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