Rencontre avec Sophie Menut

publié le jeudi 20 juin 2013 à 13:15
Sophie Menut DR

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Rédactrice en chef du magazine de Jamie Oliver, animatrice sur Cuisine +, Sophie Menut est une passionnée des fourneaux « multiactive ». Après avoir écrit 17 livres, elle lance bientôt son propre site de cuisine en ligne pour prodiguer aux femmes actives des astuces à appliquer dans les cuisines au quotidien.

Pour le BHV, elle nous livre plusieurs fois par mois ses meilleures recettes à reproduire chez nous. Rencontre.

D’où te vient cette passion pour la cuisine ? Et comment décide-t-on d’en faire un métier ?

D’aussi loin que je me rappelle, j’ai une passion dingue pour la cuisine. Lorsque j’étais ado je lisais « Cuisine et Vins de France » plutôt que « Elle » ou « Cosmo ». J’ai fait du droit et commencé à travailler dans les assurances tout en faisant des stages dans des restaurants dès que j’avais du temps. Et puis un jour j’ai tout plaqué, quitté ma ville, je suis venue à Paris et j’ai monté mon restaurant avec mes économies. Et puis, comme ce n’était pas forcement facile avec mes enfants, j’ai commencé à travailler pour la presse culinaire puis un éditeur m’a proposé de faire un livre puis Cuisine plus m’a proposé de faire des émissions et de fil en aiguille je suis exactement dans ce que je préfère dans la vie, faire et parler cuisine tous les jours et je sais que j’ai beaucoup de chance !

Que penses-tu des émissions culinaires  du style « Top Chef » ou « Un dîner presque parfait » ? 

Je trouve plutôt sympa de faire découvrir la cuisine à tout le monde par le biais de ces émissions.J’aime ces gens amateurs ou pas mais passionnés et se donnant à fond. La limite est le côté marketing. La cuisine pour moi passe par la transmission et c’est un véritable acte d’amour, ce que l’on a tendance à oublié parfois dans ce genre d’émissions où rivalité et concurrence prennent trop de place.

Ce que tu as appris à cuisiner en premier ?

Des plats serbes que mes grands parents préparaient comme les cevapcici (boulettes de viande) ou du couscous du côté de mes autres grands-parents.

La recette phare de cet été selon toi ?

Plus qu’une recette, une tendance qui se confirme avec le retour à la nature qui donne des jus d’herbes, des fruits mariés dans une même assiette avec poisson ou viande.

Ton plus gros raté ?

Une tarte aux olives super sèche, super salée, immangeable mais qu’est-ce-que j’ai ri en la servant à mes amis !

Le plus important, pour réussir un plat, c’est quoi ?

Le plus important ce n’est pas la technique mais la qualité des produits sans quoi rien ne peut marcher, la simplicité (pas plus de 3 ingrédients principaux) et bien sûr l’amour que l’on y met.

Le mouvement culinaire qui vaut le coup d’être suivi ?

Je rêverais que les gens arrêtent de faire les courses dans les hypermarchés, et retournent au marché ou achètent directement au producteur. Nous habitons le pays où l’on peut trouver sans doute les meilleurs qualités de produits, à chaque coin de rue, on croise une boulangerie, une fromagerie…Le mouvement qui vaut le coup c’est vraiment ça: le retour à la nature, prendre le plaisir de préparer un repas, connaitre les poissons qu’il ne faut plus consommer, la saison des fruits et légumes… et arrêter de réchauffer des plats cuisinés. C’est aussi facile de préparer une bonne omelette que d’ouvrir une boite de raviolis.

Ton péché mignon ?

Les pâtes au pistou, je suis une fille du sud !

Ton émission s’appelle « Les Défis de Sophie ». Un défi que tu as récemment réalisé ?

Un défi que j’essaye de réaliser tous les jours: faire rentrer mon programme dans une journée tout en restant disponible pour mes enfants qui sont ma priorité numéro un.

 

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