Barbier, ce nouveau métier tendance

publié le jeudi 06 février 2014 à 12:25
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Nouvelles coqueluches célèbres à la barbe impeccable, hipsters arborant une moustache aussi bien travaillée que celle de nos grands-pères, businessmen au bouc parfaitement maîtrisé… Une tendance sacrément barbue insuffle aux professionnels du rasoir une bouffée d’air frais. Tour à tour appelée perruquier, coiffeur, chirurgien ou encore tonsor, la profession de barbier a évolué au fil du temps et a retrouvé ses dernières années ses titres de noblesse. Retour sur un phénomène qui fait de la pilosité faciale un accessoire de mode distinctif et un atout de séduction.

Il y a peu encore, la profession était reléguée au Panthéon des métiers oubliés. La virilité de ces messieurs s’exprimait autrement qu’avec leur barbe et les coups de rasoir étaient une affaire domestique. Mais le vent semble être en train de tourner et le poil au menton en passe de devenir le beauty must have des tapis rouges. Surtout depuis que des George Clooney, Brad Pitt, David Beckham et autres acteurs barbus ont relancé la tendance. Et que dire de l’option « barbier », réapparue au brevet professionnel de coiffure en juin 2012 ?

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En France, les nouveaux « barber’s shop » poussent comme des petits pains dans les quatre coins de la capitale, avec des enseignes comme « Les Mauvais Garçons » ou encore « La Clé du Barbier ». Hormis l’usage rituels des rasoirs (mécaniques et électriques) et autres ciseaux pointus, ces nouvelles échoppes n’ont plus grand chose en commun avec les enseignes des barbiers d’antan. Devantures modernes et acidulées, poutres apparentes, murs en brique, intérieurs pop-design dignes des lofts new-yorkais… Ces nouveaux temples modernes de la beauté au masculin opèrent un virage à 180°.

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La raison invoquée? Après une longue période d’absence dans les années 1990 et 2000, la barbe est devenue le symbole hype et tendance et une mode à dégainer comme un signe de maturité: « La génération des 25-40 ans la porte comme un signe de maturité, explique Vincent Grégoire, directeur de création au bureau de tendances Nelly Rodi. « Ils ont un problème de reconnaissance: ce sont eux, la génération Y, la sacrifiée. Le poil au menton les distingue de leur père, ces ex-hirsutes soixante-huitards qui, par jeunisme, se rasent toujours de près ». 

Une tendance au poil dont on a pas fini d’entendre parler et à raser donc, de très près.

 

 

 

 

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