LES INSPIRATIONS DE JEFF KOONS : ENTRE ESTHETIQUE ENFANTINE ET MONDE D’ADULTE

publié le mardi 25 novembre 2014 à 19:37

La rétrospective Jeff Koons au Centre George Pompidou offre la possibilité de découvrir ou de redécouvrir un artiste mondialement connu. Elle est aussi l’occasion de se plonger à la recherche de ses muses et de ses inspirations, entre concepts tirés de l’enfance et appropriation des codes du monde adulte.

Koons

Dans un article paru dans Art of America, Jeff Koons confiait être avant tout inspiré par les émotions. Son travail, essentiellement axé sur la recherche de l’émotion qu’il pourra provoquer, se veut une excitation du spectateur. A la recherche d’un sentiment pur, sans prisme, il expliquait ainsi « Quand on est enfant, on a une sorte de franchise, que l’on perd en grandissant. » De l’enfance, l’artiste semble avoir tiré sa série Balloon Dogs, une des plus célèbres.

Les parents peuvent également être une source d’inspiration. De son père, décorateur d’intérieur, Koons a appris l’esthétique, les textures et les couleurs. Avant même de découvrir la peinture, il se familiarise avec les tons et les matières.

Viens ensuite la découverte des peintres, Picasso, Matisse, Cézanne ou encore Braque. Mais au niveau artistique, on ne peut observer les œuvres de Jeff Koons sans songer à Marcel Duchamp. Les aspirateurs enfermés dans le plexiglas et les ballons de basket suspendus de Koons semblent répondre aux œuvres les plus emblématiques de Duchamp, de la pelle (in provision of a broken arm) à son urinoir. Tout comme l’artiste français, le natif de Pennsylvanie se réapproprie les objets du quotidien, parfois luxueux, comme en témoigne sa collaboration avec Dom Pérignon en 2004.

On ne peut aborder l’intérêt de Koons pour le quotidien sans citer le travail d’Andy Warhol. Véritables icônes du pop art, les deux artistes font parties d’une génération cherchant à faire reculer sans cesse les limites du monde de l’art, à une époque contrôlée par les médias. Plutôt que d’en faire une barrière, Jeff Koons s’inspire du langage visuel des publicités, afin de pouvoir entrer en contact avec un public réceptif à la publicité.

L’artiste américain a su saisir en avance les enjeux d’une société habitué à la communication visuelle et dopée à la pop-culture. En témoigne sa série Pop Art, qui représente Lady Gaga, ou encore sa statuette de Michael Jackson, création datant de 1988.

 

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