Rencontre avec Andrew, égérie du BHV MARAIS

publié le mercredi 30 octobre 2013 à 11:00

 

Attiré par le théâtre dès son plus jeune âge, Andrew Isar est passé par une classe préparatoire littéraire et des études de droit avant de se lancer définitivement dans une carrière de comédien. A l’écran chez Mahamet-Saleh Haroun ou Cedric Kahn, au théâtre chez Philippe Adrien ou Pippo Delbonno ou sur la scène du théâtre Mogador dans le musical de Broadway « Le Roi Lion », l’éclectisme est le credo de ce jeune parisien. Parallèlement à ces multiples activités, c’est en tant qu’auteur et producteur d’un programme de télévision qu’Andrew tente sa chance aujourd’hui, et en tant qu’égérie de la nouvelle campagne BHV Marais qu’il a répondu à nos questions.

Le BHV était-il un magasin que tu fréquentais initialement ?
Comme j’habite le quartier, j’y passe assez souvent. Il m’a d’ailleurs sauvé maintes fois le jour même d’un anniversaire et pour être honnête, j’y suis tous les 24 décembre à 18 heures…

Qu’est-ce que ce rattachement au quartier du Marais va lui apporter selon toi ?
Je pense que cela va lui donner une caution « plus parisienne », et drainer une clientèle plus internationale, le Marais étant très connu des touristes. Et si tant est que ce n’est pas déjà le cas, cela va peut-être faire de l’enseigne l’un des piliers du quartier.

On a tendance à associer le quartier au genre « bobo ». Si tu devais décrire « l’état d’esprit Marais », quel serait-il ?
Il y a mille façons de vivre le Marais. S’il a un peu changé ces derniers temps, il demeure un bastion de la vie artistique et culturelle de Paris grâce à ses galeries, ses petits théâtres ou encore ses boutiques. D’autre part, même si ce quartier est très touristique, il subsiste un petit côté village. On peut passer d’un resto rue de Bretagne à un bar rue des Archives en quelques minutes, il y a toujours beaucoup de monde dans la rue quelle que soit l’heure du jour, de la nuit, et même du matin. Si Paris tend de plus en plus à devenir une ville qui somnole, ce quartier est resté vivant.

Comment définirais-tu la population qui fréquente le quartier ?
Eclectiquement uniforme ! Le quartier brasse beaucoup de styles différents : touristes, oiseaux de nuit, bourgeois ou artistes, mais je dois noter qu’il y a de plus en plus de poussettes rue de Bretagne ! C’est une population variée mais aux centres d’intérêt communs. Ceux qui y vivent comme ceux qui y viennent recherchent les mêmes bars, les mêmes boutiques, les mêmes galeries. Chacun sait ce qu’il va y trouver.

Existe-t-il un « style vestimentaire Marais » ?
En toute caricature, dans le Marais nord (Bretagne/Vieille du Temple) je dirais petit jeans bien coupé, chemise Kooples et baskets qu’on ne trouve qu’à New-York, Londres ou Singapour, et dans le Marais sud (Archives/Blanc-manteaux/Rivoli) on trouve plus de débardeurs !

Comment définirais-tu ton propre style ?
Celui d’un parisien qui fait un peu attention à lui, s’imagine parfois à Londres en tentant des trucs « originaux », et cherche un compromis entre le style Mad Men et Pharrell Williams… Mais qui finalement ressort son jeans brut et sa chemise bleue claire tout le temps.

Tu es dans l’espace déco du BHV, vers quels types d’objets te diriges-tu ?
Vers les lampes, j’aime bien la lumière. Je ne suis pas comédien pour rien !

Le Marais est un foyer de l’art contemporain à Paris. Y a-t-il une galerie que tu affectionnes en particulier ?
Sans grande originalité, la galerie Perrotin, rue de Turenne.

Existe-t-il un « mode de vie » propre au quartier ?
Il y a une sorte de vie un peu tranquille, les terrasses des cafés sont souvent pleines à n’importe quelle heure, les gens ne semblent pas très pressés, se baladent, flânent… La « dolce Marais vita » !

Admettons que tu ne puisses sortir du marais pendant une journée, que fais-tu ?
J’irai me poser avec un bon bouquin (et un mauvais magazine) place des Vosges, ou dans l’un des nombreux petits parcs cachés que compte le quartier, avant d’aller boire un coup au 3ème Chinon (rue des Francs Bourgeois).

Où te déplaces-tu lorsque tu veux dîner dans le quartier ?
J’aime beaucoup Chez Jeanou, pour sa terrasse en été…

Quels sont les bars que tu conseillerais à quelqu’un qui ne connait pas le Marais ?
J’ai une préférence pour les petits bars de coins de rue, ceux dont je connais le personnel (les Aiglons rue Rambuteau, le Cactus rue des Archives…). Sinon, à quelqu’un qui veut avoir une idée rapide de ce qu’est le Marais, je conseillerais sans hésitation La Perle.

Quels sont les lieux (rue, boutique, galerie, bar…) que tu qualifierais d’emblématiques dans le quartier ?
En termes de bars « emblématiques », je pense qu’on ne peut occulter les bars gays qui font partie de l’histoire du Marais. Après, il y a des théâtres comme Le Point Virgule, le musée Picasso, la librairie Les Cahiers de Colette, et puis bien sûr le BHV !

Si tu devais associer le quartier à une chanson, quelle serait-elle ? Pourquoi ?
J’hésite entre « La nuit je mens » de Bashung et « Bad Romance » de Lady Gaga parce que la nuit, dans le Marais, les gens mentent souvent pour une bad romance !

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